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Événement responsable

Événement éco-responsable : les gestes qui comptent vraiment

La démarche RSE d’une entreprise se voit aussi dans ses événements. Bonne nouvelle : les gestes qui réduisent vraiment l’impact d’un séminaire ou d’une soirée sont souvent simples, et rarement plus chers. Encore faut-il agir au bon endroit, plutôt que de multiplier les symboles.

Réglementation et bonnes pratiques 5 min de lecture Mis à jour le

Décoration végétale et lanterne pour une réception en bord de mer

Par où commencer pour réduire l’impact d’un événement ?

Tous les gestes ne se valent pas. Remplacer les pailles en plastique est visible, mais pèse peu à côté du déplacement de 200 participants en voiture individuelle. Pour agir efficacement, classez les postes par ordre d’impact et traitez d’abord les plus lourds :

PosteImpactLevier principal
Transport des participantsLe plus lourd dans la plupart des événementsLieu accessible en train, métro ou tramway, navettes, covoiturage
RestaurationImportantProduits de saison et locaux, quantités ajustées, options végétariennes
DéchetsImportant et très visibleVaisselle et verrerie réutilisables, fontaines à eau, tri
Matériel et décorationModéréLocation plutôt qu’achat, décoration réutilisable
ÉnergieModéréÉclairage LED, matériel dimensionné au juste besoin
Objets et goodiesFaible mais symboliqueObjets utiles, personnalisés sur place, ou rien

Comment limiter l’impact des transports ?

Le choix du lieu décide de la façon dont les participants viennent. À Marseille, les lieux du Vieux-Port, de la Joliette et du J4 se rejoignent en métro, en tramway ou à pied depuis la gare Saint-Charles. Un domaine dans les collines impose en revanche la voiture, sauf à organiser une navette.

  • Privilégiez un lieu desservi par les transports en commun, et indiquez l’itinéraire dans l’invitation.
  • Organisez une navette depuis un point central si le lieu est isolé : un autocar remplace des dizaines de voitures.
  • Facilitez le covoiturage avec un fichier partagé par site ou par service.
  • Pour les participants venus de loin, choisissez des horaires compatibles avec le train plutôt qu’avec l’avion.
  • Faites appel à des prestataires locaux : un DJ, un barman ou un technicien qui vient de l’autre bout de la ville parcourt quelques kilomètres, pas quelques centaines.

Comment rendre la restauration plus responsable ?

La restauration est le deuxième grand poste. Trois règles simples réduisent son impact sans rien retirer au plaisir : des produits de saison et de la région (la Provence n’en manque pas), une part plus large aux plats végétariens, et surtout des quantités ajustées au nombre réel de participants. Le gaspillage vient presque toujours d’une estimation trop large ; notre article sur les quantités d’un cocktail dînatoire aide à dimensionner juste.

Demandez à votre traiteur ce qu’il fait des surplus : certains travaillent avec des associations qui récupèrent les plats non servis. Côté boissons, remplacez les petites bouteilles d’eau par des carafes ou des fontaines, et proposez une vraie carte sans alcool.

Comment réduire les déchets le jour J ?

  • La verrerie réutilisable : des verres lavés et réutilisés plutôt que des gobelets jetables, même « compostables ».
  • Les fontaines à eau et les carafes à la place des bouteilles individuelles.
  • La signalétique sans date : panneaux, kakémonos et badges réutilisables d’un événement à l’autre.
  • Le tri : des points de collecte clairement signalés, vidés pendant l’événement, et une consigne donnée au traiteur et au lieu.
  • Les supports numériques : programme sur écran ou par QR code plutôt qu’imprimé pour chacun.

Faut-il louer ou acheter le matériel d’un événement ?

Tout ce qui ne sert qu’une fois devrait être loué : mobilier, barnums, décoration, matériel technique. Pour la lumière, les projecteurs LED consomment peu, et les modèles sur batterie évitent de tirer des câbles ou de faire tourner un groupe électrogène en extérieur. Une décoration végétale louée, ou des plantes en pot redistribuées après l’événement, remplace avantageusement les compositions de fleurs coupées. Enfin, dimensionnez la sonorisation à la taille réelle de la salle : une installation surdimensionnée consomme plus et fatigue les oreilles.

Quels souvenirs offrir plutôt que des goodies ?

Les goodies distribués en série finissent souvent dans un tiroir. Deux alternatives qui plaisent : un souvenir fabriqué sur place, comme un porte-clés gravé au nom de chaque invité pendant l’événement (gravure de porte-clés en direct), ou un souvenir numérique, comme les photos que chacun retrouve par selfie avec PicShot, sans impression systématique.

Et le volet social de l’événement ?

Un événement responsable, c’est aussi un événement où chacun est bien accueilli : un lieu accessible aux personnes à mobilité réduite, de l’eau gratuite et visible, une carte sans alcool soignée, un retour organisé pour ceux qui ont bu, un volume sonore raisonnable. Ces points relèvent autant de la sécurité que de la RSE. Pour mesurer ce que vous avez fait, voir notre article sur la mesure de la réussite d’un événement.

Comment en parler sans tomber dans le greenwashing ?

Une démarche responsable mérite d’être expliquée aux participants : elle donne du sens aux choix faits (un cocktail plus végétal, une navette plutôt que le parking) et les rend plus faciles à accepter. Mais elle se discrédite vite si le discours dépasse les actes. Quelques règles de prudence :

  • Dites ce que vous avez fait, pas ce que vous auriez aimé faire : « navette depuis la gare Saint-Charles », « verrerie lavée et réutilisée », plutôt que « événement neutre en carbone ».
  • Évitez les termes absolus (« zéro impact », « 100 % vert ») que personne ne peut garantir.
  • Associez vos prestataires : demandez-leur ce qu’ils font concrètement, et citez-le si c’est vérifiable.
  • Partagez le bilan après l’événement, y compris ce qui n’a pas marché : c’est ce qui rend la démarche crédible l’année suivante.

Les questions que l’on nous pose

Comment rendre un événement d’entreprise plus éco-responsable ?

Les leviers les plus efficaces sont, dans l’ordre : un lieu accessible en transports en commun, des prestataires locaux, une restauration de saison aux quantités ajustées, de la vaisselle et de la verrerie réutilisables, et du matériel loué plutôt qu’acheté. Le transport des participants est en général le premier poste d’impact d’un événement : c’est par lui qu’il faut commencer.

Existe-t-il une norme pour les événements responsables ?

Oui, la norme internationale ISO 20121 définit un système de management responsable appliqué à l’activité événementielle. Elle concerne surtout les organisateurs et les lieux qui veulent structurer leur démarche. Pour un événement ponctuel, on peut s’en inspirer sans viser la certification : fixer des objectifs, choisir des fournisseurs engagés, mesurer et faire un bilan.

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